La tolérance

La tolérance, tiens, c’est quoi ce mot ? Hein, c’est quoi définitionnellement parlant ? Alors que Linternaute nous propose « Fait de respecter la liberté, les opinions, lattitudedautrui« , que Larousse nous propose « Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres« , et que le CNRTL nous propose « Fait de tolérer quelque chose, d’admettre avec une certaine passivité, avec condescendance parfois, ce que l’on aurait le pouvoir d’interdire, le droit d’empêcher« , certains trouvent encore le moyen de ne pas comprendre exactement ce qu’est la tolérance, ou plutôt en quoi elle consiste. Ce n’est pourtant pas un bien grand mot, c’est pourtant accessible à tous, mais ce n’est peut-être pas facilement applicable pour tous.

Vous l’aurez compris, aujourd’hui, c’est un article un peu spécial, puisque je ne parlerai pas de mode ni de beauté, mais je vous ferai juste part de mon ressenti sur ça, ce truc, la TOLÉRANCE. Pour tout vous dire, cela fait plusieurs fois que je me retrouve dans une situation où l’attitude, les dires de certaines personnes me font bizarre, et me rappellent à quel point nous ne sommes pas assez tolérants. Il y a être trop tolérant, mais il y a ne pas l’être assez, et aujourd’hui, c’est sur ce deuxième point que j’aimerais m’exprimer.

Je n’ai absolument pas la prétention ou la présomption de me caractériser comme tolérante, parce-que je n’ai pas le recul ou la capacité d’analyser mon attitude, mes faits et gestes au dépens des autres. Je n’ai pas la capacité d’analyser si je suis tolérante ou non, si je respecte réellement chacun ou non, si je n’ai pas des comportements qui laisseraient à penser que je suis incapable de respecter les différences. Mais j’aime à me dire que je fais du mieux que je peux, et que chaque jour, un peu plus, je gagne en tolérance. Heureusement, nos façons de penser au cours de notre vie ne sont pas stables, fixes, irréversibles. Nous grandissons, nous mûrissons, nous vieillissons ou nous régressons. Mais quel qu’en soit notre évolution, nous changeons. Seulement voilà, changer se fait lorsque nous décidons que nous en avons les capacités, que nous exigeons de nous une personne meilleure, plus à notre image. Et moi, j’ai décidé de changer. Changer pour la personne que je voudrais être. Changer pour devenir ce genre de personne que j’admire. Changer parce-que je grandis, et que je prends conscience que je décide qui je suis, je décide celle que je veux être. Mais changer également, pour ne pas être comme certaines personnes qui pourtant m’entourent et me correspondent. Mais ce n’est pas parce-que ces personnes m’entourent que j’ai le devoir d’être comme elles, que je dois me cantonner au rang de moutons.

Il y a quelques temps encore, je n’étais pas totalement consciente que rire moqueur pouvait être signe d’intolérance. Maintenant je crois en être consciente. Vous savez, bon nombre de personnes prennent un réel plaisir à rire de la couleur des cheveux d’une personne, rire du physique, rire du comportement, rire simplement, parce-que cette personne est différente, rire parce-qu’elle ne correspond pas à la norme, ou plutôt à nos normes à nous. Pourtant, on ne le rappellera jamais assez, nos normes ne sont pas toujours celles des autres. La différence d’autrui, puisque c’est ça avant tout qu’on ne tolère pas, ne nous empêchera jamais de vivre, d’être heureux.

Je pense qu’on gagne tous à être tolérant. Je pense aussi que c’est signe d’une ouverture d’esprit. Et c’est pour ça que je veux être tolérante. Je veux « accepter » chacun, je ne veux pas juger trop sévèrement, je veux être « saine d’esprit » (bon c’est un bien grand mot) et respecter ce que chacun est, ce que chacun pense. Parce-qu’être intolérant, n’est-ce pas en quelque sorte une forme d’égoïsme ? Mes idéaux sont les meilleurs, j’ai raison, je suis LA norme, donc je peux mépriser ce que tu es ?

Je ne tolère pas les intolérants. Mais alors, si je ne les tolère pas c’est que je ne suis pas tout à fait tolérante ? Est-ce que je peux permettre leur bêtise humaine ? Oui, je peux. Je peux être passive, je peux y participer, mais je peux choisir de ne pas alimenter cette bêtise et même de m’y opposer. Alors je me dis que je tolère les intolérants, mais que je m’autorise, quand cela dépasse la notion de respect, à ne pas les tolérer. Alors finalement, je suis intolérante envers les intolérants. Mais alors, jusqu’où puis-je tolérer ?

Alors oui, c’est un de mes objectifs en ce moment, et je me répète, souvent, que je dois être tolérante !  Parce-qu’en plus, être tolérante me fait du bien, essayer de devenir quelqu’un de bien, ça me nourrit. Ce n’est pas pour autant que je suis tolérante envers tout et n’importe quoi. Je crois que j’ai simplement ma propre notion de ce que représente la tolérance pour moi, et je crois aussi que c’est le principal.

Johann Wolfgang von Goethe disait : La tolérance ne devrait être qu’un état transitoire. Elle doit mener au respect.

Et vous, où commence la tolérance et où s’arrête-elle ? 

4 thoughts on “La tolérance

  1. Texte très intéressant et qui remet en question. Il est vrai qu’être tolérant en toutes circonstances n’est pas chose facile. Qui plus est, comme tu le dis, est-ce que le fait d’être tolérant à tout ce n’est pas également être tolérant à la bêtise de l’autre ? Vaste et complexe question. Ceci dit, je rejoins ton point de vue : essayer d’être tolérant au maximum et dans la limite du raisonnable est déjà un grand pas en avant pour toi, mais également pour les autres. Surtout dans le contexte dans lequel nous vivons. Je ne peux que t’encourager à aller dans ce sens !
    P.S. : Dans ta présentation, tu indiques avoir 17 ans … est-ce en 2016 ?

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